En 1982, j’avais 27 ans quand j’ai fondé l’American School of Modern Music. Aujourd’hui, 34 ans plus tard, je suis fier et, mieux encore, heureux de passer le relais à une nouvelle équipe. À partir de la rentrée 2016-2017, la direction de l’école change de mains.
Je connais très bien les deux directeurs, Guillaume Estace et Jonathan Joubert, pour avoir été leur professeur. J’ai suivi et soutenu leur passage au Berklee College of Music de Boston ainsi que leurs deux carrières professionnelles. C’est un choix personnel et je n’aurais pas pu faire un meilleur choix.
Ceux qui me connaissent savent que le plus important dans la musique, comme dans la vie… c’est le swing ! Comme le chantait Duke Ellington, sans swing, la musique perd son sens.
À la School (nous n’utilisons pas de sigle, c’est « School »), nous avons toujours été sérieux tout en nous amusant. Cela a contribué à notre réussite.
Parlons donc des choses sérieuses. Un musicien d’aujourd’hui doit avoir une maîtrise totale de sa production et de son activité professionnelle. Une école ne peut pas se permettre de prendre la poussière. Le nouveau programme de la nouvelle équipe place l’étudiant au cœur de la réalité musicale et technique. Sans oublier qu’un jeune musicien doit gagner sa vie.
Parlons de l’Amérique. Je suis né à Boston, une ville éternellement jeune et dynamique grâce à sa population étudiante venue du monde entier. Cette métropole compte plus de 50 établissements d’enseignement supérieur. Dans le seul quartier de Back Bay, trois grandes écoles de musique (Berklee, le New England Conservatory et le Boston Conservatory) se trouvent à deux pas les unes des autres, tandis que Harvard et le MIT sont de l’autre côté du pont. Pour être musicien de rue dans cette ville, il faut déjà avoir un certain niveau.
Parlons du groove et du swing. Nous le savons : pour réussir, il faut travailler les grooves, le tempo et, surtout, le jeu d’ensemble. Combien de concerts « tristes » le public a-t-il dû subir parce que la section rythmique ne trouvait pas le groove ou que les instruments à vent manquaient de précision ? En Amérique, le groove, le rythme et le swing font partie intégrante de l’enseignement musical.
Et voici la nouvelle équipe. La plupart de ses membres ont été formés à Boston. Ils sont jeunes, dynamiques, précis et, surtout, ils gardent l’esprit de l’American School !
Steve
Le profil de Steve Carbonara sur le site : Steve Carbonara
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